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    <title><![CDATA[Causeries républicaines]]></title>
    <link>http://www.causeries-republicaines.com/</link>
    <description>Les analyses, les chroniques et les poèmes de camarades républicains</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Sun, 15 Jan 2012 02:34:07 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 15 Jan 2012 02:34:07 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.causeries-republicaines.com</copyright>            <category>Politique</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Retour sur Jean-Ba le Terrible, la guerre des classes aura-t-elle lieu ? par M. Aurouet]]></title>
        <link>http://www.causeries-republicaines.com/article-retour-sur-jean-ba-le-terrible-la-guerre-des-classes-aura-t-elle-lieu-par-m-aurouet-89485241.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Il n’entrait évidemment pas dans mon intention, en écrivant <em>Jean-Ba le Terrible</em>, d’effectuer un quelconque éloge de la
    violence politique. Comment oublier la grande leçon d’Albert Camus, qui mieux que personne nous apprit que la révolte devait être assise sur un <em>oui</em> à la vie, et ne pût se confondre avec
    le déchaînement d’une colère dont la prétendue justice contient toujours une part de mensonge de par le fait qu'une colère meurtrière est <em>d’abord</em> la réponse de l’orgueil à l’humiliation,
    sous les traits familiers de la vengeance, plutôt qu’un acte de justice nécessairement orienté vers la correction, le pardon et la rédemption.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Jean-Ba est une figure malheureuse&nbsp;; ses actes, la réponse déshonorante d’une dignité bafouée et d’un mépris éhonté des
    puissants sur les humbles. Ce n’est pas le bras de la justice, encore moins sans doute celui de l’espérance, mais plutôt la vengeance d’un désespoir survolté, la déclaration de guerre d’une
    partie de l’humanité contre une autre partie aux intérêts fondamentalement divergents. Et cela vaut avertissement. Car nous voici arrivé à un croisement majeur de l’Histoire, où le triomphe
    oligarchique est sur le point de pourrir complètement nos démocraties. On souligne souvent – à raison d’ailleurs – combien la démocratie suppose et permet les précieuses libertés individuelles.
    On rappelle plus rarement que c’est aussi l’antidote à ce que le capitalisme engendre dans son propre développement, je veux parler de la guerre des classes. Les mirages du libre marché et de sa
    prétendue main invisible, la marche enthousiaste vers l’intégration économique et financière des nations dans un bloc mondial dépolitisé, auront presque réussi à nous faire oublier que le
    capitalisme laissé à lui-même n’est rien d’autre qu’un vampire à qui le profit finit toujours par manquer et pour lequel toutes les limites lui sont virtuellement franchissables. Nous avons
    presque oublié que le capitalisme n’était pas un humanisme et qu’il appartenait à la démocratie de le cadrer, de le domestiquer, faute de quoi l’enrichissement des uns se payait de
    l’appauvrissement des autres.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Il ne suffit pas de tromper les apparences oligarchiques par un efficace, mais précaire, décorum démocratique, comme si la forme
    pouvait se dissocier du fond. Le Parlement peut bien se tenir debout, les élections peuvent bien avoir lieu, si les procédures démocratiques ne parviennent pas, quelles qu’en soient les raisons,
    à combler le fossé ahurissant des conditions d’existence et à contrer l’indécence ploutocratique sur fond de prolétarisation des classes moyennes, elles n’empêcheront pas le surgissement d’une
    colère sociale dont il est difficile de savoir si elle se limitera aux urnes ou si elle empruntera des voies plus radicales.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Puisque les oligarques de la finance semblent déterminés à faire revenir nos sociétés au 19<sup>ème</sup> siècle ou, à tout le
    moins, avant le grand compromis démocratique de l'après deuxième guerre mondiale, il pourrait bien leur falloir composer avec un séparatisme de classe croissant et plus ou moins violent, avec des
    débordements de type action directe qu’il serait prématuré d’exclure sous le prétexte que, pour l’heure, la vaste majorité des contestations reste pacifique et n’envisage aucun renversement de
    régime. La vérité est que le 19<sup>ème</sup> siècle est à prendre ou à laisser, et qu’à vouloir le prendre, les thuriféraires de l’hyper-capitalisme finiraient bien par tomber un jour sur des
    figures révolutionnaires tel que Jean-Ba, figures complètement désespérées d’une démocratie redevenue pleinement <em>bourgeoise</em>. Et l’on ne sait que trop, en retour, à quel démon peuvent se
    fier celles et ceux que la peur de partageux prêts à tout, invite aux pires compromissions.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 21 Nov 2011 23:27:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b9428896b2fe291fea263fa2ea52baf0</guid>
                <category>Politique</category>        <comments>http://www.causeries-republicaines.com/article-retour-sur-jean-ba-le-terrible-la-guerre-des-classes-aura-t-elle-lieu-par-m-aurouet-89485241-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ta banque pourrie, par M. Aurouet]]></title>
        <link>http://www.causeries-republicaines.com/article-ta-banque-pourrie-par-m-aurouet-88358290.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Quand j’ai quitté ta banque pourrie,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Tu affichais tant de dépit,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Tu avais le regard perdu,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Je t’aurais presque cru fichu !</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Plus de conseils à dispenser</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Au vieux client bien élevé,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Qui un matin a débarqué</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Pour ainsi dire te congédier.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Mettre un visage sur le système</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Malgré tous tes propos amènes,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Fut le régal de ma semaine,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Le joyeux frisson d’un blasphème.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">C’est sans regret que je te laisse</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">A la finance enchanteresse,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">A ton patron, ce vrai salaud,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Qui confond banque et casino.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Tu continueras sans ambages</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">A vendre produits et crédits,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Pas question d’être au chômage,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Il faut bien gagner sa vie.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Tu continueras malgré tout</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">De la plus banale manière,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">A te donner pour ta carrière,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Car il faut bien ramener des sous&nbsp;!</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 09 Nov 2011 13:13:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">127becce757ffb856bc927b9af38a5bc</guid>
                <category>Poèmes</category>        <comments>http://www.causeries-republicaines.com/article-ta-banque-pourrie-par-m-aurouet-88358290-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Jean-Ba le Terrible, par M. Aurouet]]></title>
        <link>http://www.causeries-republicaines.com/article-jean-ba-le-terrible-par-m-aurouet-88097386.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Ecoutez braves gens l’histoire du Terrible,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">De la brute intrépide à la rage vengeresse,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Dont le nom tant maudit pour ses viles prouesses</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Transpire encore le sang de crimes imprescriptibles.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Dans les confins brumeux des sphères financières</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Où se meuvent et menacent dans l’Azur toxique</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Les voltigeurs cupides, les rapaces du fric,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Suintent toujours la peur et l’odeur des cimetières.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">«&nbsp;Jeune homme sans histoire&nbsp;» comme crachaient les médias</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Ou «&nbsp;déséquilibré&nbsp;», tout est dit, tout est là,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Il traqua de sa hargne l’indécence brutale</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Que firent germer partout les hyènes du capital.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Jean-Ba, Jean-Ba la terreur&nbsp;!</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Vengeur des humbles travailleurs,</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Qui du mal fit le désespoir du bien</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Et du bien l’ombre harassante du mal&nbsp;!</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Si vous est évoqué le barbare au teint pâle</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Par qui les choses hélas prirent un tour radical,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Vous apprendrez peut-être qu’un banal soir de fête,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">De confiants financiers prirent une balle dans la tête.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Avec force tristesse on vous rapporterait</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Comment les dominants qui font les hommes-déchets</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Furent si peu capables d’éviter l’avenir</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Que ce conspirateur préparait sans faiblir.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Vous sauriez à coup sûr combien d’âmes agitées</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Du casino souverain qu’on appelle la Bourse</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">S’efforcèrent en vain d’échapper à la Source</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Qui les&nbsp;transporta tous&nbsp;jusqu’au fleuve Léthé.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Jean-Ba, Jean-Ba le sanguinaire&nbsp;!</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Bourreaux des pires actionnaires,</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Qui du mal fit le désespoir du bien</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Et du bien l’ombre harassante du mal&nbsp;!</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Les vieux Etats croulant - aux polices moribondes -</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Assistaient, impuissants, à l’odieux châtiment</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Qu’infligeait Jean-Baptiste aux seigneurs arrogants,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Ivres de leur bon droit dans chaque endroit du monde.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Le temps&nbsp;de sa&nbsp;Folie ils eurent&nbsp;un adversaire,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Sans limite,&nbsp;inflexible et même sans frontières&nbsp;!</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Invisible main leste aux meurtres purs et parfaits</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Gâchant tout le plaisir de spéculer en paix.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Et tandis que partout les peuples s’indignaient</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Sous le mépris grossier d’oligarques repus,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Jean-Ba le terroriste pour Gracchus se prenait</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">A l’ombre de G20 aux maints espoirs décus.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Jean-Ba, Jean-Ba l’insensé&nbsp;!</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Vengeur de tous les méprisés,</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Qui crut révolter les consciences</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Par un torrent de violence&nbsp;!</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Alors les ploutocrates dans un élan de classe</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">S’avisèrent d’obtenir via d’obscures interfaces</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">La tête de Jean-Ba à grands coups de dollars,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Un aller sans retour vers le noir du Tartare.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Et quand on fit couler le Champagne à&nbsp;Davos,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Soulagés qu’ils étaient de la mort du chacal</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Sous l’implacable assaut d’effroyables bastos,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">On rêva que le monde redevînt plus normal.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Jean-Ba le Terrible n’eut pas le goût pourtant</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">D’achever son histoire dans l’immense défaite</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Que depuis le début il savait déjà faite.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Aussi Davos, bientôt, rejoignit le néant.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Jean-Ba, Jean-Ba le Solitaire&nbsp;!</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Némésis rusée qui assaillit l’hybris</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Sans ambages ni&nbsp;pitié&nbsp;!</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Le désespoir dut posséder ta chair</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Pour que de ton cœur&nbsp;dévoyé</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Tant de haine jaillisse&nbsp;!</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Jean-Baptiste le cruel&nbsp;!</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>L’Histoire se répète-t-elle&nbsp;?</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Depuis les oligarques continuent de plus belle</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Et d’autres semble-t-il empruntent ton tunnel.</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Depuis les oligarques continuent de plus belle</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Et d’autres semble-t-il empruntent ton tunnel…</em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 06 Nov 2011 09:03:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e5c2892497cec181d460aafae8914f65</guid>
                <category>Poèmes</category>        <comments>http://www.causeries-republicaines.com/article-jean-ba-le-terrible-par-m-aurouet-88097386-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les partis sont la mort de l'esprit démocratique, par N. Brunel]]></title>
        <link>http://www.causeries-republicaines.com/article-les-partis-sont-la-mort-de-l-esprit-democratique-par-n-brunel-84393595.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">La démocratie représentative est fondée sur l'élection. Même basées sur un corpus électoral universel et de nombreux candidats
    éligibles, avec une offre politique extrêmement libre, nos démocraties sont très visiblement malades. Cette maladie présente de nombreux symptômes, dont le taux d'abstention, l'importance des
    partis contestataires capitalisant sur leur fonction tribunitienne, l'absence de confiance envers la classe politique et le retour des instincts de replis identitaires divers. La maladie de notre
    démocratie connaît plusieurs causes. Sont ainsi régulièrement rappelés les problèmes de la médiatisation menant à la démocratie d'opinion, de la barrière financière à l'entrée, du sentiment
    d'impuissance des citoyens vis-à-vis des gouvernants ou des gouvernants vis-à-vis des acteurs économiques majeurs, de la professionnalisation de la politique ou du règne des partis. C'est sur ce
    dernier point que nous souhaitons nous arrêter quelques instants, afin de souligner à quel point la partitocratie, fruit naturel de l'élection quelles que soient les modalités de celle-ci, est un
    rouage essentiel de la réduction de la démocratie à un régime échappant pour l'essentiel à sa base théorique que sont les citoyens. Non seulement les partis réduisent l'horizon des possibles pour
    les citoyens, mais en plus ils tiennent la bride à leurs représentants de telle façon que les élus eux-mêmes ne sont pas au centre des décisions. Tant que le système est électif, seuls quelques
    grands féodaux pèsent réellement sur la vie publique.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong>1. Les citoyens pris en otage par les partis</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>1.1&nbsp; La pétrification des idées</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">La vie en société pose en permanence une foule de questions à ses membres, sur une grande diversité de sujets. Sur chacune de ces
    questions, le citoyen doit se faire une opinion, peser le pour et le contre, vérifier que sa position sur une thématique n'est pas absolument incohérente avec sa vision générale de la vie et les
    autres opinions qui la composent. A cela, les partis offrent une réponse pratique&nbsp;: ils se posent la question à la place des citoyens, en discutent en interne entre adhérents et fournissent
    ensuite un point de vue unifié tout à fait cohérent avec la doctrine d'ensemble du parti. Ce faisant, le parti remplit une fonction utile de facilité mais finalement nuisible. Grâce à lui, le
    citoyen a moins besoin de réfléchir et possède une grille de lecture et d'opinions pré-machée et cohérente. Mais ce confort de la simplicité pousse déjà le citoyen vers une forme de démission de
    la chose publique. De plus le confort de la simplicité implique l'inconfort latent du manque de liberté. Enfin, et surtout, la doctrine cohérente d'un parti est rarement conforme à la façon qu'à
    chaque citoyen de voir la vie, même s'il se sent proche d'un parti. Il existe une grande diversité de visions cohérentes de la vie individuelle et en société. En fait, suivre l'offre
    intellectuelle d'un parti revient souvent à refuser de faire preuve d'imagination et de conviction, et pour ceux qui en font preuve à se couper un bras à chaque élection. A la diversité des idées
    fait place un spectre de trois ou quatre grandes doctrines qui repoussent ou ont une tendance naturelle à repousser ceux qui pensent au-delà des murs en les traitant de mous (quand on est un pont
    entre deux doctrines) ou de marginaux (quand le point de vue n'est représenté par aucune doctrine du moment). Finalement les partis pensent et les citoyens sont poussés à s'y conformer.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>1.2. La réduction de l'offre politique</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">La réduction de l'offre intellectuelle à quelques doctrines se double d'une réduction de l'offre politique concrète, c'est-à-dire
    des partis et candidats entre lesquels l'électeur peut choisir. Certes tout un chacun peut se présenter, ou presque. Pourtant, depuis des décennies, ce sont les mêmes partis, les mêmes classes
    sociales, les mêmes parcours éducatifs qui se suivent sur les bancs des assemblées et dans les sièges exécutifs. Cela s'explique en grande partie par les barrières élevées par les partis. Tout
    d'abord un candidat non soutenu par un parti n'a quasiment aucune chance d'être élu. De plus, ce soutien doit être concrétisé par un positionnement sur les listes candidates à un niveau éligibles
    (ou par un nombre de signatures des élus suffisantes pour la présidentielle). Celui qui, partant de ce principe, souhaiterait constituer son propre parti se rendrait vite compte que des
    ressources financières et médiatiques sont nécessaires pour réellement arriver jusqu'aux yeux et aux oreilles de l'électeur, ce qui constitue une prime aux partis existant de longue date, sans
    parler de la limite des 5%. Ceux qui pensent progresser à l'intérieur d'un parti existant se rendront compte, eux, que leur militantisme est d'un faible poids pour emporter la conviction des
    personnes qui comptent dans le parti. Mieux vaut venir avec un bagage socio-culturel vendeur (études en grandes écoles, réseau diversifié, notabilité locale ou télévisuelle et/ou poids économique
    et financier) si l'on espère accéder à un niveau éligible dans un parti puisqu'il s'agit d'être coopté par des <em>semblables</em>. Cet ensemble de facteurs réduit l'offre politique à un groupe
    relativement limité de personnes trustant les candidatures à chaque élection. Même si le cumul des mandats était enfin interdit, la répétition des profils identiques n'en serait pas réduite,
    seulement celle des visages (peut-être pas même celle des noms de famille). En étant autant dépouillé à l'avance, le vote en devient un geste sans poids aux yeux de bien des citoyens, qui en
    conséquence s'abstiennent ou protestent aux extrêmes.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Cette réduction de la démocratie à un jeu de procédures canalisées au point de sembler truquées, ou en tout cas sans pouvoir de
    décision majeur, ne concerne d'ailleurs pas que le citoyen pensant ou le citoyen électeur. Les élus eux-mêmes sont enserrés dans ce système de renvois d'ascenseurs et de contrainte de carrière
    qui s'appelle le parti.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong>2. La dictature des partis</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>2.1. La discipline partisane</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Mal élu (en % du nombre d'électeurs, et non de votants), élu pour de mauvaises raisons (sur quelques sujets majeurs dictés par une
    doctrine qui est celle du parti et non de l'électeur), pas forcément compétent (simplement placé en position éligible par le parti), le représentant est en plus un impuissant sommé d'obéir. En
    effet, s'il débat en assemblée (qu'il s'agisse du niveau national ou d'un niveau local) c'est pour le panache, le décorum et le plaisir, mais le sens du vote lui-même est soumis à la décision du
    parti via la fameuse «&nbsp;discipline partisane&nbsp;». Celle-ci a une finalité utile, s'assurer qu'une majorité numérique aux élections s'ensuive d'une réelle capacité à emporter la majorité
    aux votes à l'assemblée. Elle a cependant un inconvénient majeur&nbsp;: il ne sert à rien d'avoir une centaine de cerveaux sur les bancs, puisqu'il ce sont les votes qui comptent. L'élu est donc
    réduit à une main qui vote. C'est d'ailleurs pour cela qu'un élu tournant la clé pour ses collègues est tout aussi efficace malgré l'absurdité de la manœuvre en démocratie. C'est fort
    regrettable, car à défaut de laisser s'exprimer la diversité des idées des citoyens, canalisées par la doctrine officielle, le parti pourrait au moins laisser s'exprimer celles des élus, censés
    être payés pour porter la voix des représentés et non de la structure de pouvoir. Mais cette discipline partisane est rendue d'autant plus incontournable, vitale pour chaque parti, qu'il faut
    <em>tenir</em> les rôles de l'opposition et du parti majoritaire.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>2.2. Deux pratiques qui tuent la démocratie&nbsp;: le «&nbsp;fait majoritaire&nbsp;» et le jeu du «&nbsp;je
    m'oppose&nbsp;»</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">La discipline partisane semble nécessaire à chaque parti car elle est très payante du point de vue de l'efficacité, même si elle
    réduit lentement la portée du régime démocratique pour sa base. D'une part le parti ayant obtenu la majorité dans une assemblée doit profiter du fait majoritaire, qui permet de tenir tous les
    leviers du pouvoirs et de l'emporter lors du vote sur chaque question qui se pose à la collectivité, à condition de forcer les élus à se serrer les coudes lors des votes. Ainsi, pendant la durée
    d'une mandature, ce parti est inamovible et sans limite. L'opposition parle mais est anecdotique dans les faits. Seuls d'autres pouvoirs, comme le judiciaire semblent disposer d’un autre niveau
    de décision (par exemple l'Etat si l'on parle d'une assemblée régionale). Mais nous savons depuis longtemps qu'en France le judiciaire n'est pas un pouvoir, à peine même mérite-t-il la
    désignation d'«&nbsp;autorité&nbsp;» par les plus optimistes.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Face au fait majoritaire, bien peu conforme au jeu des pouvoirs et contre-pouvoirs, les partis d'opposition ne pouvant espérer
    marquer des points en emportant la décision sur quelque décision que ce soit en assemblée, en sont réduit à jouer le plus stupidement possible au «&nbsp;jeu de l'opposition&nbsp;». Quoi que dise
    la majorité, aussi intelligentes que puissent être certaines décisions, même rares, il n'est d'autre moyen d'exister que de dire non et de le faire savoir. Ainsi, non seulement l'élu ne vote pas
    par rapport aux convictions des électeurs, ni par rapport à ses propres convictions, mais en plus il ne vote pas par rapport aux convictions passées du parti, par rapport à la doctrine
    officielle. Il vote par rapport aux annonces du parti majoritaire, il doit faire barrage à tout projet, souligner que le diagnostic du parti au pouvoir est mauvais, que sa solution est inepte, ou
    au moins que les arrière-pensées de celle-ci doivent au moins motiver d'y faire barrage tant que c'est le parti au pouvoir qui la soutient.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Ainsi est-il certain que les décisions prises en assemblées, que la nature des questions qui y sont abordées et que les raisons qui
    mènent à leur réponse n'ont pas grand chose à voir avec le point de vue des électeurs lors du vote. C'est d'ailleurs en partie pour cela que les sondages existent, pour essayer d'articuler une
    logique entre la base et le sommet. Mais il ne s'agit que d'un habillage, pour des raisons simples&nbsp;: un sondage est commandité (et donc influencé par le commanditaire), la question est posée
    d'une certaine façon (et donc biaisée à souhait par les communicants), il intervient dans un contexte que nous pourrions intituler de «&nbsp;à chaud&nbsp;» (et donc plus en rapport avec un
    sentiment immédiat qu'avec la réflexion précédent une élection ou une discussion privée), et de toute façon il importe moins que la décision du parti en vue des élections prochaines.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Une solution existe pour faire réellement remonter les opinions diverses issues des diverses couches de la société et les faire se
    rencontrer dans un débat public non biaisé par la conservation du pouvoir&nbsp;: <strong>mettre fin à l'élection pour la désignation des assemblées, procédure élitiste trop bien maîtrisée comme
    le montre l'existence des spécialiste du découpage électoral, et la remplacer par le tirage au sort ou au moins faire exister à côté des assemblées partisanes des assemblées de personnes tirées
    au sort, réellement représentatives du corps social.</strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 15 Sep 2011 22:24:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">814da2600c010608f97224fbbd438760</guid>
                <category>Politique</category>        <comments>http://www.causeries-republicaines.com/article-les-partis-sont-la-mort-de-l-esprit-democratique-par-n-brunel-84393595-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Considérations sur la stratégie du vote pour les présidentielles 2012, par M. Aurouet]]></title>
        <link>http://www.causeries-republicaines.com/article-considerations-sur-la-strategie-du-vote-pour-les-presidentielles-2012-par-m-aurouet-82190941.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Alors que nous entrons dans la dernière partie du mandat de M. Sarkozy, se profile la problématique coriace de la stratégie
    électorale que chacun de nous suivra. La première voie consiste, comme il est de coutume de le dire, à «&nbsp;voter utile&nbsp;», c’est-à-dire à porter sa voix dès le premier tour pour l’un des
    deux partis dits de gouvernement. En l’espèce, cette option conduirait à voter pour le candidat du PS ou de l’UMP dès le premier tour.&nbsp;Autant le dire d’emblée, c’est la voie logique de
    toutes celles et ceux qui se font une priorité absolue de ne pas voir leur sensibilité politique définitivement hors-jeu. On sait que la présidentialisation du régime constitue une forte
    incitation pour les partis à présenter leur propre candidat, tant ils sont convaincus, non sans raison, que l’élection présidentielle constitue la matrice de l’existence politique sous la Vème
    République. Or, ce comportement politique, on le sait, peut aboutir à des surprises qui n’excluent pas l’élimination d’un grand parti de gouvernement dès le premier tour. Cela pourrait ne pas
    être bien gênant si le second tour ne ressemblait pas à une partie jouée d’avance consistant à «&nbsp;sauver la République&nbsp;» face à un candidat jugé démagogique, tendance extrême droite ou
    extrême gauche. A n’en pas douter, la force de la stratégie du vote utile est de rappeler aux «&nbsp;puristes&nbsp;» que la recherche de la plus grande adéquation possible avec leurs convictions
    est susceptible de déboucher sur le résultat inverse, à savoir le triomphe assuré au second tour du candidat qu’ils combattent idéologiquement. A notre sens, le précédent du 21 avril 2002 devrait
    ainsi pousser de nombreux électeurs anti-sarkozystes à faire ce choix du vote utile.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Pour autant, sans méconnaître la rationalité de cette stratégie, cette dernière a quelque chose de profondément gênant. Car à
    organiser le vote sur son fondement, on donne de facto le monopole de l’alternance politique à deux partis ainsi chargés du gouvernement de la France. Or, si l’on imagine difficilement une
    démocratie représentative sans parti politique, rien ne confère et, serait-on tenté de formuler, rien ne devrait conférer un droit permanent à exercer le pouvoir dans un régime politique qui se
    réclame du pluralisme des idées. Sur le plan théorique, c’est une absurdité du point de vue de la démocratie. Car même en considérant que toutes les démocraties modernes vivent au rythme du
    clivage droite-gauche, bien malin serait celui qui prétendrait que le PS et l’UMP jouirait d’une légitimité ontologique à incarner la droite et la gauche. Quant aux conséquences pratiques du vote
    utile, il est évident qu’il encourage la sclérose des idées comme la rente de situation monopolistique ne favorise guère l’innovation en économie. La lutte des idées finit même par devenir
    secondaire pour céder la place, comme on le voit dans les deux grands partis de gouvernement, aux querelles de personnes qui, à leur tour, sapent l’énergie du parti par corruption radicale de
    l’esprit de camaraderie.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">La stratégie du vote utile est donc une simple logique de reproduction du jeu politique qui l’affaiblit en même temps qu’il le
    sauve, puisque l’inertie qu’il engendre ne manque jamais de grossir les votes contestataires, votes qui traduisent la trahison de l’alternative sous le faste de l’alternance.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Alors que faire lorsque l’on souhaite une politique de rupture et que l’on ne se reconnaît pas dans les deux partis dominants&nbsp;?
    Pour toutes celles et ceux qui ne peuvent se départir du vote utile, il est vivement recommandé de dévoiler le moins possible leur choix, et de le réserver pour le dernier moment. Ceci afin de
    rendre service à l’UMP et au PS, qui ont besoin d’avoir peur plutôt que de jouer à ceux qui ont gagné d’avance. C’est une bonne façon, tout en «&nbsp;votant utile&nbsp;», de les pousser à se
    battre sur le terrain des idées. Quant à celles et ceux qui pensent que ces deux partis sont en retard d’une bataille et qu’il faut bouleverser le jeu politique, deux choix sont possibles selon
    que l’on reconnaît ou non ses idées dans un autre parti politique. Dans la négative, le vote blanc semble s’imposer, façon honorable d’envoyer paître le jeu politique actuel sans mépriser la
    démocratie et les institutions républicaines. Dans l’affirmative, il importe d'avoir la meilleure connaissance possible du parti en question. A l’heure où triomphent les mass media, le risque est
    toujours grand, au sortir d’un débat télévisé, de se dire d’accord ou pas d’accord avec telle personnalité, de faire ainsi son choix sans avoir du parti en question une autre connaissance que
    l’image médiatique qu’il veut se donner. Or, si le rejet du vote utile est parfaitement légitime, il&nbsp;convient de ne pas remettre la République entre n’importe quelles mains. Bref, dans un
    cas comme dans l’autre, aujourd’hui comme hier, s’impose le fait de savoir autant qu’il est possible pour qui l’on vote. C’est là une exigence républicaine incontournable car reconnaissons que le
    vote sanction sans véritable adhésion nourrit aussi à sa manière la sclérose du jeu politique.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Cette haute exigence républicaine, pour autant bien sûr qu’on soit attaché à la République, nous permet d’achever ce propos par une
    dernière remarque. Il est faux de dire que si l’un des partis de gouvernement est éliminé au premier tour, la faute en reviendrait aux électeurs qui auraient joué avec le feu. Il nous semble bien
    plus vrai d’affirmer que si le parti en question est éliminé, c’est qu’il a échoué dans son ambition de rassemblement et qu’il subit en conséquence le désaveu qu’il mérite. Au demeurant, accuser
    l’électeur en dit long sur le présupposé qui juge première la légitimité d’un parti et secondaire celle du choix populaire. De même qu’on n’est jamais sûr d’incarner la responsabilité et
    l’audace, qui sont les meilleures vertus républicaines, on n’est jamais certain que les autres, que l’on rend responsables de ses propres échecs, sont les zélés serviteurs de la démagogie, vice
    principal de la démocratie à côté de la corruption oligarchique.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Alors, à vous qui vous prendrez la tête ces temps à venir entre un vote de prudence du soir et un vote de conviction le matin, je
    vous salue et lève bien haut mon verre à la démocratie.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 22 Aug 2011 21:48:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f9d0a76a9cbbcc24775bdb3cc3c56d63</guid>
                <category>Politique</category>        <comments>http://www.causeries-republicaines.com/article-considerations-sur-la-strategie-du-vote-pour-les-presidentielles-2012-par-m-aurouet-82190941-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Malaise dans la démocratie, par M. Aurouet]]></title>
        <link>http://www.causeries-republicaines.com/article-malaise-dans-la-democratie-81924484.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Notre démocratie est malade. Nous le savions, mais à présent que nous en ressentons toute la douleur dans le marasme de la crise
    financière, il ne devient plus possible de faire comme si de rien n’était, ou d’en minimiser la portée comme pour mieux se rassurer. Dans notre effort de compréhension, on retiendra le triomphe
    de l’idéologie de marché par laquelle les démocraties se muent en oligarchie, mais aussi deux autres raisons sous-jacentes ayant facilité cette transformation, et qu’on rattachera aux mentalités
    caractéristiques d’une époque que, bien entendu, elles ne résument pas.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong>1. Le renoncement des élites politiques et le moment oligarchique des démocraties occidentales</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;A la question comment en est-on arrivé là, à ce stade avancé d’une démocratie rongée par un capitalisme effroyable où l’argent
    est par trop déconnecté de toute visée sociale, politique et même productive, il est d’abord tentant de pointer, à raison, les renoncements d’une classe politique dont les décisions, année après
    année, ont rendu possible ce triomphe sans précédent de la cupidité, sanctuarisée dans le temple maudit des marchés financiers. Signe éclatant, sans doute, des tendances oligarchiques des
    démocraties dont le rapport à l’argent représente toujours un risque de dénaturation et d’affaiblissement de ce régime politique. Car comme tout régime politique, la démocratie représentative est
    exposée à ce que sa forme dissimule un pourrissement substantiel dont l’une des grandes manifestations, à côté de la démagogie, est bien l’oligarchie, repérable aujourd’hui à travers des
    décisions politiques relevant sans hésitation d’une politique de classe, bien entendu celle des riches.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Tout cela est vrai et l’on n’est pas loin de voir que l’oligarchie entraîne dans son sillage, presque mécaniquement, un surcroît de
    démagogie qui pourrit à son tour encore un peu plus la démocratie, la démesure de la parole politique intervenant en contrepoint de l’impuissance de l’action gouvernementale (pensons ici au
    discours de Grenoble du Président de la République). Ce n’est pas, bien sûr, qu’il existe une classe homogène de dominants, ce n’est pas que la grande finance soit directement aux commandes de
    l’Etat, mais plutôt que l’on relève un alignement idéologique inouï, les décideurs politiques ayant désormais totalement intériorisé l’impossibilité de certaines options politiques qui, en dépit
    de leur légitimité dans l’opinion, sont vécues comme aventureuses parce que dépourvues <em>a priori</em> de toute crédibilité. C’est comme si, au-delà de la défense d’un intérêt de classe, une
    sorte de mur de l’argent, existait une culture politique propre à notre temps dont la caractéristique première consisterait en une fascination pour le capitalisme, fascination qui, soit exalte
    les politiques, soit les pétrifie. Aussi faut-il bien reconnaître, dans la lignée d’Antonio Gramsci, que la transformation oligarchique de nos démocraties représentatives est d’abord le fruit
    d’une hégémonie idéologique avant d’être le reflet d’une puissance matérielle. En témoigne magistralement le fait que, si nos démocraties permettent à des opinions très hétérodoxes de s’exprimer,
    elles se heurtent à un mur bétonné lorsqu’il s’agit d’envisager des décisions qui, elles, auraient la prétention de changer la réalité et donc de s’attaquer aux intérêts du grand capital. Comme
    jadis, la démocratie tient la promesse de la liberté individuelle, encore que cette liberté recouvre un contenu très appauvri, mais trahit sa prétention à la maîtrise autonome de son destin par
    la collectivité. Régime de l’autonomie par excellence du point de vue de la théorie politique, nous voici revenu au temps de l’impuissance de l’action publique dans sa relation au changement
    légitime, qui d’ordinaire caractérise les autocraties, cette même impuissance qui avait déjà nourri par le passé de violents ressentiments envers une démocratie «&nbsp;formelle&nbsp;» bien loin
    des principes dont elle se réclamait. Si la situation paraît pour l’instant moins violente aujourd’hui, c’est parce que l’Etat providence, le Doliprane du capitalisme, calme un peu les douleurs.
    Mais, paraît-il, il devient trop cher…</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Ce constat, même s’il fait froid dans le dos, n’a rien de bien original, et je ne crois pas avoir forcé le trait puisque face au
    cynisme et à la déraison, c’est bien l’impuissance des gouvernements qui s’impose largement, au vu des rares mesures réellement réformatrices qui sont édictées en dehors des discours de
    dénonciation dont la véhémence ne peut que faire rire (ou pleurer), à l’instar du fameux discours de Toulon de M. le Président de la République.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong>2. La désindexation fatale de la démocratie et de la souveraineté</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Reste que, sauf à penser que les citoyens sont conditionnés au point de ruiner leur liberté de choix, les politiques qui ont conduit
    au désastre actuel se sont appuyés sur un certain nombre de représentations qui, sans forcément être consensuelles, débordent le champ de l’intérêt de classe et de la seule idéologie du marché.
    Ainsi en va-t-il du rapport à soi, et donc du rapport aux autres. Le capitalisme sauvage ne s’est pas seulement appuyé sur une évidente course à la rentabilité et sur la conquête de nouveaux
    marchés, ni ne s’est décliné sur la seule gamme de la cupidité, vice transformé en vertu par le truchement de l’idéologie de marché, il s’est aussi paré des meilleures intentions de l’ouverture
    contre une frontière objet &nbsp;de toutes les suspicions. Depuis la chute du Mur de Berlin, s’exerce un jeu dont les Européens sont spécialistes du «&nbsp;plus ouvert que moi sur le monde tu
    meurs&nbsp;». Aujourd’hui encore, de nombreux altermondialistes ne mesurent pas assez combien est erronée leur conception du protectionnisme économique comme un affreux repli sur soi, ni combien
    leur solution «&nbsp;globale&nbsp;» relève du pari impossible. A l’évidence, l’émergence même du concept de «&nbsp;mondialisation&nbsp;» en dit long sur l’inséparabilité mentale des dimensions
    économiques, financières, culturelles et politiques des liens internationaux dans les représentations collectives. Comme si l’ouverture était un bloc à prendre ou à laisser. Comme si toute
    régulation étatique, régionale voire nationale, était le commencement d’un nouvel impérialisme.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Souvenez-vous, la promotion de l’Acte Unique puis du Traité de Maastricht s’est faite au nom de l’Europe, ce remède aux tentations
    nationalistes, et finalement beaucoup moins sur la réalisation du Grand Marché intérieur. Pareillement, le GATT puis tous les accords de l’OMC ont largement bénéficié du sentiment naïf que
    «&nbsp;l’ouverture&nbsp;» c’était bien, et que la fermeture, pardon le repli sur soi, pardon le nationalisme, c’était mal. Or, cette naïveté nous a coûté très cher, car il a rapidement permis aux
    forces de l’argent d’échapper à tout contrôle démocratique, tandis que des rêveurs s’imaginaient pouvoir lui opposer «&nbsp;une autre mondialisation&nbsp;», paire de manches autrement plus
    compliquée.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Bien sûr, demain et dès que possible, il faudra taire les prétentions des capitalistes à imposer leurs priorités aux Etats et à
    jouer avec le bien commun à des fins spéculatives. On ne pourra compter pour cela que partiellement, semble-t-il, sur la classe politique qui se partage le pouvoir au gré des alternances, tant
    est puissante chez elle la servitude volontaire dont elle nous afflige envers les puissances d’argent. Des convulsions sociales et politiques paraissent inévitables comme la Grèce en donne un bon
    avant-goût, et ce d’autant que le choix de la rigueur en Europe vaut abdication de décideurs politiques décidément assez hypnotisés pour lâcher le peuple en rase campagne. Néanmoins la lutte qui
    s’annonce aura son prix dont celui de laisser derrière nous l’idée même de mondialisation qui suppose une démocratie planétaire qui n’existe pas, et qui en revanche profite à l’oligarchie
    capitaliste.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Qu’on le veuille ou non, notre horizon politique est borné par un territoire national ou au maximum européen dans le cas où une
    majorité d’entre nous le désirerait, seul territoire sur lequel une souveraineté démocratique peut se déployer. Il nous faudra donc redécouvrir les vertus de la frontière en ce qu’elle ne
    délimite pas une citadelle autarcique, mais définit un certain rapport avec les autres composantes de l’humanité, rapport dont le caractère amical peut très bien se situer à d’autres niveaux que
    celui du libre commerce et du libre investissement, d’ailleurs pour le plus grand profit de tous puisque selon la formule désormais bien connue, la «&nbsp;mondialisation heureuse&nbsp;» a conduit
    à faire produire à des esclaves pour vendre à des pauvres. On gagera qu’il y a meilleure configuration pour encourager l’amitié entre les peuples.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong>3. La dilution du succès dans l’enrichissement matériel</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Autre point d’appui de l’hyper capitalisme contemporain, autre force de l’oligarchie, le rapport à la réussite dont on voit bien
    qu’il recouvre en Occident un caractère d’abord économique. On se souvient de la fameuse phrase de Séguéla sur l’acquisition d’une Rolex à 50 ans. On a beaucoup critiqué, à raison, cette sortie,
    mais elle a le mérite de rendre compte d’un «&nbsp;pont culturel&nbsp;» entre l’oligarchie et l’état d’esprit général, pont qui consiste à faire de l’enrichissement financier et matériel dans une
    optique purement individualiste, le mobile légitime de la réussite en ce bas monde. En clair et pour être tout à fait honnête avec nous-mêmes, reconnaissons qu’il y a eu une préférence collective
    pour un individualisme libertaire, axé sur le carriérisme et la consommation de masse, plutôt que sur une citoyenneté forcément plus exigeante et moins rock’ n roll, mais aussi moins encline à
    nourrir le capitalisme. Inutile en effet de rappeler combien ce dernier s’est magistralement saisi des conquêtes libertaires et combien, fondamentalement, sa violence intrinsèque est adoucie par
    le plus puissant alcaloïde qui soit, à savoir la féérie consumériste.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">En disant cela, je n’ignore pas évidemment qu’il faut bien travailler pour gagner sa vie, et j’ai conscience que beaucoup de gens
    font surtout ce qu’ils peuvent pour s’en sortir à l’heure du chômage, des CDD et des compressions salariales, je souhaite seulement par-là pointer un état d’esprit qui déborde la simple logique
    de classe et qui caractérise plutôt l’époque. Car si tout le monde ne fait pas montre d’un utilitarisme rapace comme s’y adonnent la plupart des grands capitalistes et des stars, le grand nombre
    préfère se battre pour son pouvoir d’achat plutôt que de critiquer la place de l’argent dans la société ou, plus modestement, son extrême concentration à des fins purement privées, &nbsp;alors
    qu’il me semble que ce dernier axe est beaucoup plus fécond que le premier dans une optique de justice sociale. Et le souci de l’utilité réelle du travail, pour soi ou pour la collectivité, pèse
    largement moins que l’espoir d’une carrière ouvrant grand les portes d’une carte gold et de tous les artifices quantitatifs de la réussite. Ce rapport univoque à la réussite est problématique en
    ce que l’oligarchie n’a précisément rien fait d’autre que «&nbsp;réussir&nbsp;»&nbsp;: elle s’est enrichie, le plus souvent par des moyens légaux, et elle jouit de cette richesse comme bon lui
    semble, pour satisfaire ses désirs privés. En somme, elle jouit en solitaire d’un rêve de masse qui voudrait que nous soyons tous puissamment riches pour nous adonner aux mêmes plaisirs.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Mais le problème ne vient pas seulement de ce que l’époque est obsédée par le mobile de l’enrichissement, au point d’en faire un
    rêve de masse cependant très inégalement accessible. Le pire est finalement de constater que notre démocratie, en dehors de certaines activités illégales, met sur un même plan tous les moyens
    d’enrichissement, l’industriel dévoué à la prospérité de son ouvrage comme le spéculateur cocaïné des salles de marché. Sans même parler d’enrichissement, elle n’offre aucune hiérarchie sociale
    des activités, le professeur n’étant guère plus méritant qu’un trader, l’artisan de quartier pas plus considéré que tel responsable marketing dans un groupe bénéficiaire servant la soupe à des
    actionnaires voraces qui, au crépuscule d’une charrette, songent déjà à la prochaine.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Or, cette oligarchie de la finance a besoin de trouver face à elle, non pas dans l’Etat mais dans la société elle-même, un mouvement
    de rejet dont l’efficacité ne peut venir que de l’aversion collective pour certaines activités d’une part, ainsi que d’une considération morale et sociale des emplois proposés sur le marché du
    travail par chaque citoyen, d’autre part. Ces deux modifications comportementales impliquent de ne pas ajouter à l’inévitable contrainte de gagner sa vie, la poursuite d’un rêve de consommation
    illimitée dont la résultante individuelle est la frustration, parfois même le renoncement à ses valeurs, et dont la fonction sociale est de donner une légitimité à des oligarques qui, est-il
    besoin de le souligner, ne méritent souvent ni la considération sociale qu’on leur témoigne, ni l’étendue de leur richesse privée, ni l’influence politique dont ils disposent.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 19 Aug 2011 20:20:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">30c1e8fdac13b12d8e4d391fc913ca59</guid>
                <category>Politique</category>        <comments>http://www.causeries-republicaines.com/article-malaise-dans-la-democratie-81924484-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le fédéralisme eu Europe, marche illusoire ? par M. Aurouet]]></title>
        <link>http://www.causeries-republicaines.com/article-le-federalisme-eu-europe-marche-illusoire-81643620.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Dans le contexte actuel de la crise des dettes souveraines et de la menace subséquente de désagrégation de la zone euro, d’aucuns
    interprètent les attaques en provenance des marchés financiers comme une défiance vis-à-vis de la structure même de l’Union. Celle-ci apparaît si faible, malgré une omniprésence normative bien
    réelle, qu’aucune des instances communautaires existantes n’a paru susceptible d’incarner un gouvernement européen à l’efficacité reconnue et donc crédible devant les marchés financiers. Aussi
    n’est-il pas surprenant que, dans la course contre la montre que vivent les gouvernements pour sauver la zone euro, il ait fallu aller plus loin que les traités ne l’autorisaient tout en
    affirmant que le saut vers le fédéralisme constituait l’inévitable chemin d’une difficile mais nécessaire sortie de crise «&nbsp;par le haut&nbsp;».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Certes, des évolutions récentes, telles que la création d’un fonds de stabilisation ou les prérogatives <em>de facto</em> renforcées
    de la Banque centrale européenne, laissent croire que l’Union européenne tend effectivement &nbsp;vers un surcroît de fédéralisme. Et la France, de son côté, semble plaider sans relâche pour
    l’instauration d’un véritable gouvernement économique commun. A n’en pas douter, l’atmosphère intellectuelle est au fédéralisme et beaucoup s’y accrochent, non sans raison, comme à une bouée de
    secours. Dans la logique des fameux «&nbsp;pères fondateurs&nbsp;» de l’Europe, il est d’ailleurs normal que l’Union se façonne progressivement au gré des pressions plus ou moins fortes de la
    nécessité, sur le socle des fonctions d’ores et déjà mutualisées. On peut certes penser que le fédéralisme est à la fois l’aboutissement logique de l’aventure européenne tout autant que la
    solution politique la plus avantageuse à la crise des dettes souveraines. Il n’en faudrait pas moins garder à l’esprit ce que cet aboutissement fédéraliste implique et réclame.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Même en imaginant que les Etats membres conservent aujourd’hui les principaux pouvoirs régaliens (défense, diplomatie, police,
    justice), la perspective fédéraliste telle que revendiquée débouche, pour être crédible, sur la création d’un gouvernement économique dont la réalité ne peut être que la maîtrise commune d’une
    politique de change, la gestion d’un budget assis sur un impôt communautaire, la conduite d’une politique monétaire qui ne soit pas entièrement déléguée à des experts, ainsi, enfin, que la
    définition et la mise en œuvre d’une politique commerciale ajustable et donc, une diplomatie économique commune. On imagine combien ces quelques dimensions qui, seules, donnent un sens et un
    intérêt évident à l’idée d’un gouvernement économique européen, sans quoi il ne serait question que d’un organe de gestion déconnecté de tout contenu démocratique, chargé seulement d’appliquer,
    surveiller et punir, on imagine, donc, ce qu’un véritable gouvernement économique européen suppose de transformation des traités et de volontarisme politique. Il s’agirait d’envisager non plus
    des conduites à tenir, des règles auxquelles se conformer, mais une action politique fondée sur des moyens financiers et de vraies marges de manœuvre.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">De toute évidence, un tel gouvernement économique a peu de chance de voir le jour. Non seulement parce qu’il faudrait remettre en
    cause le culte de la règle qui garde encore bonne presse en haut lieu, mais aussi et surtout, et voici la raison première de ce culte, parce qu’un gouvernement économique digne de ce nom
    supposerait une souveraineté communautaire qui n’est pas et n’a jamais été le corollaire des abandons de souveraineté consentis par les Etats membres.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Or, en dehors de la pression des circonstances, de la peur d’un retour à la case nation et de l’inconnu que l’idée d’un recul de
    l’intégration européenne engendre, on ne voit rien qui ressemble à un élan collectif des gouvernements des Etats membres en faveur d’une souveraineté européenne qui ait un véritable Agir. Il
    s’agit bien plutôt de «&nbsp;rassurer&nbsp;» les marchés financiers, de donner des gages de crédibilité pour sauver la zone euro, sans autre ambition à l’horizon. C’est donc une simple logique
    d’adaptation qui est à l’œuvre chez les gouvernements actuels, mêlant intérêts contradictoires et vues politiques divergentes à courtes vues. Pour le fédéralisme européen, il est permis de penser
    qu’il faudra un peu plus que cela, si l’on veut bien considérer qu’il aura fallu une guerre d’indépendance, l’occultation de la question de l’esclavage puis rien moins qu’une guerre civile pour
    qu’il s’impose outre-Atlantique, alors même que les ferments de division étaient sans doute moins importants dans la jeune Amérique qu’ils ne le sont aujourd’hui en Europe.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Le fédéralisme invoqué un peu partout &nbsp;ne naîtra pas d’ajustements de circonstance mais nécessitera un acte politique
    constituant, avec des transformations d’ampleur qui englobent la question des compétences, des institutions, des mécanismes de décision et des moyens d’action. Il supposera de trancher sur la
    finalité d’un «&nbsp;processus d’union sans cesse plus étroite&nbsp;» qui, précisément, s’était juré de ne pas aborder cette question pour ne pas diviser la famille européenne. Il impliquera
    aussi de vastes consultations populaires car la question est de trop d’importance pour n’être que le fruit d’une nécessité historique parée d’une prétendue légitimité ontologique. Bref, il
    prendra son élan véritable sur le tremplin d’une volonté politique collective dont l’absence évidente à ce jour ne promet d’aboutir, en fait de fédéralisme, qu’à un «&nbsp;surmoi&nbsp;»
    communautaire renforcé, brillant de tout l’éclat de ses multiples règles d’or sanctuarisées, laissant dans l’ombre le joyau terni de la démocratie.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 15 Aug 2011 23:42:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fd71fef89ca358c99c7fb85f6f4f2ca1</guid>
                <category>Europe et monde</category>        <comments>http://www.causeries-republicaines.com/article-le-federalisme-eu-europe-marche-illusoire-81643620-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les "Indignés" entre aujourd'hui et demain, par M. Aurouet]]></title>
        <link>http://www.causeries-republicaines.com/article-les-indignes-entre-aujourd-hui-et-demain-par-m-aurouet-81179092.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Le mouvement des Indignés forme un espoir dans le décor de désespérance fataliste qui tient lieu d'histoire dans l'Europe
    contemporaine. Il représente en premier lieu le signal d'un refus dans&nbsp;une jeunesse qui subit de plein fouet une situation qu'on ne saurait appeler "crise" tant elle est durablement
    installée. En fait de crise,&nbsp;il s'agit plutôt d'un grand mouvement de reflux du politique sans précédent depuis la seconde guerre mondiale, que l'on peut dater des années 1980 sous l'effet
    de la révolution néolibérale accentuée tout au long des années 1990 et 2000 dans le sillage de la décomposition brutale de l'Union soviétique. La victoire idéologique du néolibéralisme semble à
    ce point aboutie que des solutions déjà mises en œuvre dans le passé paraissent aujourd'hui au mieux radicales, au pire utopiques. C'est pourquoi ce mouvement des Indignés&nbsp;s'apparente à un
    réveil après trois décennies de lavage de cerveau. Les consciences amollies semblent vouloir prendre le dessus et recommencent à revendiquer le primat du politique sur des forces prétendument
    rationnelles. C'est déjà beaucoup tant la génération à laquelle j'appartiens a été priée de s'adapter et d'accepter de bonne grâce tant l'accumulation de décisions régressives que le climat
    d'impuissance sur fond de "modernisation permanente" de nos sociétés systématiquement convoquées devant le tribunal des "réformes structurelles". Mais il y a plus admirable encore dans ce
    mouvement. Au lieu de verser dans l'antiparlementarisme violent&nbsp;et de prôner des solutions autoritaires attentatoires aux libertés fondamentales, ce mouvement prend acte de la trahison des
    élites tout en revendiquant davantage de démocratie. C'est un fait&nbsp;encourageant&nbsp; notamment si l'on se réfère aux années de l'entre-deux-guerres où la faillite économique et financière
    fut imputée aux démocraties, au profit des idéologies totalitaires d'alors. De plus, on ne relève aucune tentation nationaliste semblable à ce que l’Europe connut en ce temps. Les Indignés ne
    cherchent pas de bouc-émissaire à la crise et ne stigmatisent aucune catégorie de population. Mépriser leur mouvement serait donc commettre une erreur certaine, avec le risque que demain d’autres
    forces moins sympathiques mais plus efficaces dans l’influence voire la conquête du pouvoir mobilisent des foules exaspérées et désespérées.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Cependant, il est important que&nbsp;la mobilisation entamée franchisse le pas politique qui mène de l’indignation à la
    participation active au changement. Deux voies s’ouvrent à&nbsp;lui quant aux objectifs qu’il peut se fixer. La première consiste à organiser une pression toujours plus forte sur les pouvoirs
    politiques élus pour qu’ils débattent et décident de mesures qu’ils n’osent pas aborder comme par exemple le salaire maximum. Seule la pression des corps sociaux peut faire utilement contrepoids
    à l’inertie de classes politiques effrayées par les marchés financiers et dociles vis-à-vis des oligarchies capitalistes. Il s’agit ici de s’arroger de fait un pouvoir d’initiative législative en
    prenant appui sur la capacité de mobilisation et sur l’opinion publique. Il s’agit de partir à la reconquête de la société civile désertée par les partis traditionnels qui ne sauraient être
    qualifiés, au vu du nombre de leurs adhérents, de partis de masse. Porte à porte, pétition sur les réseaux sociaux, organisation de conférence-débats puis de marches de masse en soutien de telle
    ou telle mesure, il faut beaucoup de ténacité. Dans cette optique, le mouvement des Indignés doit se vivre comme une sorte de «&nbsp;campagne électorale&nbsp;permanente&nbsp;» qui impose ses
    thèmes et ses préoccupations à une classe politique certes élue mais désespérément sourde aux attentes populaires. Cette stratégie présente l’avantage de l’efficacité immédiate, avec des
    victoires potentielles précises et concrètes. Elle permet de conserver le caractère non partisan du mouvement au sens classique de la science politique moderne. En revanche, le mouvement risque
    de s’essouffler sur la durée dans la mesure où il reste encore en marge de la politique institutionnelle. L’autre voie possible consiste à capitaliser sur l’indignation collective à l’œuvre en
    créant une structure politique nouvelle et spécifique. Cela impliquerait de présenter des candidats aux élections locales, nationales voire européennes. Il s’agirait de viser la conquête du
    pouvoir politique. C’est un pari beaucoup plus audacieux qui chercherait à inscrire le mouvement dans la durée. Néanmoins une telle stratégie risque de se fracasser sur des désaccords partisans.
    Certains rejoindront des partis déjà existants, d’autres tenteront l’aventure dans le nouveau parti mais avec la délicate nécessité médiatique de se classer à droite ou à gauche. Finalement, la
    question des alliances politiques finira sans doute par se poser sans quoi les Indignés pourraient ne rester qu’un parti d’opposition à l’avenir très incertain du fait de sa faible consistance
    idéologique.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Il existe, nous semble-t-il, une voie intermédiaire. Les Indignés pourraient aller plus loin que la pression de masse que lui dicte
    la première voie esquissée ici. Il pourrait aussi élaborer son propre programme politique&nbsp;sans&nbsp;être pour autant un&nbsp;parti. Le mouvement aurait des sections nationales libres mais en
    contact entre elles, avec une ambition commune&nbsp;: ré-intellectualiser la politique en réexplorant le domaine du possible, le volontarisme chevillé au corps. Il viserait à contrebalancer la
    politique spectacle par laquelle des hommes sans idée font une carrière comme n’importe quelle autre, et par laquelle des partis supposés&nbsp;éternels peinent à s’emparer, sauf mode
    exceptionnelle, du mouvement des idées qui parcourt le siècle. Ce mouvement irait plus loin qu’un simple "think tank", par sa prétention à s’insérer dans la société civile, à atteindre un large
    public et d’abord la jeunesse. Plus encore, il chercherait à approfondir la démocratie en dépassant l’élection. Il s’agit ici de promouvoir le tirage au sort comme mode de participation à la vie
    publique, de le penser et de se battre pour son triomphe, afin que les hommes et femmes du vieux continent ne soient pas condamnés à vivre la démocratie en spectateurs et consommateurs. Le
    mouvement pourrait donc inventer une nouvelle étape de la marche démocratique de l’Occident, et d’abord l’Europe, en exigeant que la politique partisane ne résume pas le champ du politique, dans
    le sillage de la conquête du suffrage universel par les&nbsp;Euroipéens du 19ème et du 20ème siècle. Cela donnerait au souffle initial, spontané, de la participation politique, tel qu'il s'est
    exprimé à la Plazza del sol,&nbsp;une incarnation institutionnelle durable, chargée des meilleures promesses pour l’humanité présente et future.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 09 Aug 2011 14:22:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">75d9450d561f718510f5d2cc1d641c2c</guid>
                <category>Politique</category>        <comments>http://www.causeries-republicaines.com/article-les-indignes-entre-aujourd-hui-et-demain-par-m-aurouet-81179092-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Face à la crise, de nouveaux abandons de souveraineté ? par M. Aurouet]]></title>
        <link>http://www.causeries-republicaines.com/article-face-a-la-crise-de-nouveaux-abandons-de-souverainete-par-m-aurouet-81174936.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Les déboires que connaissent actuellement les pays de l’Union européenne, et qui conduisent à envisager la disparition de la zone
    euro, ne manquent pas de susciter un nouvel engouement pour «&nbsp;l’intégration européenne&nbsp;». D’aucuns considèrent que de nouveaux abandons de souveraineté sont nécessaires pour donner une
    «&nbsp;vraie&nbsp;» gouvernance à la zone euro et, ce faisant, «&nbsp;rassurer&nbsp;» durablement les marchés financiers. Passons sur le vocabulaire employé dont le registre témoigne d’un
    conservatisme de la pensée, puisque c’est précisément cette servitude volontaire aux marchés financiers qui est à l’origine des graves turbulences que nous traversons. Au fond, comme le disait la
    chanson, rien n’a changé, et tout semble continuer. A l’index, ces politiques et leurs préoccupations de court terme, prétendument incapables de réguler les dépenses publiques et coupables
    d’augmenter l’adition pour les générations futures. Au pilori, la démocratie substantielle, à laquelle est préférée une démocratie formelle mieux discernable et plus propice à la prétendue
    rationalité économique. Non contentes d’avoir dépossédé les peuples de leur souveraineté commerciale (libre-échange non négociable) et monétaire, toutes heureuses d’avoir encouragé la ruine
    fiscale des Etats occidentaux par l’acceptation d’une concurrence à la fois libre et faussée, mais aussi par la reconstitution d’une caste d’oligarques déracinés, de bonnes âmes arrogantes nous
    proposent à présent de faire tomber l’un des derniers remparts de la souveraineté encore debout, à savoir le budget. Au-delà du projet de «&nbsp;règle d’or&nbsp;» du Président de la République,
    qui reste une forme de discipline interne à la nation française avec tous les aléas que cela implique, c’est bien par l’intégration budgétaire que ces bonnes âmes espèrent redorer le blason de la
    «&nbsp;gouvernance&nbsp;» européenne.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Qui ne voit pas pourtant que ce n’est pas avec le poison d’hier que l’on guérira les maux d’aujourd’hui&nbsp;? Certes, il ne fait
    pas de doute que la zone euro souffre d’un manque de contrepoids politique à la BCE et que l’absence de budget communautaire de type fédéral constitue le handicap majeur de la zone. Cependant,
    qui dit budget fédéral dit impôt fédéral, qui dit impôt fédéral dit constitution politique, qui dit constitution politique dit Etat européen. Or, rien n’indique une dynamique fédéraliste à
    caractère d’évidence en Europe même si ce peut être la plus grande ambition politique contemporaine du vieux continent. Il n’est même pas certain que les peuples européens aient le désir de
    pousser leur union aussi loin, tandis que les élites politiques ne proposent aucune vision qui aille en ce sens. Aussi risque de se répéter, dans ce contexte, le scénario que nous avons déjà
    connu par le passé&nbsp;: nous allons prendre des vessies pour des lanternes et nos rêves pour des réalités. On va nous dire, et nous serons tentés d’y croire, que la mutualisation budgétaire
    avec ses règles dignes de Saint-Benoît est un budget fédéral, comme nous nous disions que l’union monétaire allait donner un espace économique fédéral à la manière des Etats-Unis
    d’Amérique.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">En vérité, cela fait des années que l’Europe fait semblant d’être unie, alors qu’elle ne fait qu’empêcher sa division&nbsp;; qu’elle
    prétend conférer puissance et dynamisme à ses peuples, alors qu’elle neutralise en réalité leur capacité d’action et, ce faisant, ruine la crédibilité des démocraties qui la compose. Prôner de
    nouveaux abandons de souverainetés aggravera la situation présente en couronnant le processus de destruction souveraine que l’intégration européenne incarne. Le fédéralisme européen ne peut être
    qu’un acte politique dont les aménagements de souverainetés sont les conséquences&nbsp;; il ne saurait être le résultat mécanique de renoncements successifs de la part des Etats membres.
    L’urgence n’est donc pas d’organiser rapidement de nouveaux abandons de souveraineté, mais de restaurer cette souveraineté par un projet politique à la hauteur de la situation&nbsp;: soit&nbsp; à
    l’échelle européenne par la construction d’une fédération politique sur des bases populaires, soit au niveau national par une renégociation des traités communautaires. Fédération ou
    confédération, voilà la problématique majeure qui se dessine aujourd’hui, la poursuite du processus communautaire ne&nbsp;risquant d’aboutir qu’au renforcement de l'impuissance d'une Union à
    l'avenir peu assuré.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 09 Aug 2011 12:57:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c15eb12712bf6d553359099729194455</guid>
                <category>Europe et monde</category>        <comments>http://www.causeries-republicaines.com/article-face-a-la-crise-de-nouveaux-abandons-de-souverainete-par-m-aurouet-81174936-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ils vous ont fait aimer les réactionnaires, ils vous feront adorer les populistes ! par G. Bloufiche]]></title>
        <link>http://www.causeries-republicaines.com/article-ils-vous-ont-fait-aimer-les-reactionnaires-ils-vous-feront-adorer-les-populistes-par-g-bloufiche-60041242.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong><em>En 2011, c'est décidé, j'arrête d'être réac et je deviens populiste ! (1)</em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong><em>&nbsp;</em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">La rumeur des médias – pluralistes suivant l'expression consacrée – et des <em>producteurs</em> d’idées finit en général par se
    focaliser sur quelques mots et quelques interprétations de ceux-ci pour mieux raccourcir le chemin qui mène à la compréhension du monde.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Cette opération se déroule en deux temps : consensus autour du mot puis consensus autour de l'acception du mot qui acquiert ainsi sa
    dimension péjorative ou méliorative. Après le grand délire peut commencer : raccourci à tout va, imprécisions à vau l'eau, énormités à tout crin, imbroglio a gogo et amalgame à tous les
    étages.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Le propos peut sembler encore un peu abstrait mais rendons le plus concret en nous intéressant tout d'abord au destin d'un des mots
    phares de ces dernières années : <em>réactionnaire</em>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong><em>&nbsp;</em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong><em>Réaction, j'écris ton nom</em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Réac'&nbsp;: que d'analyses simplistes ont été faites contre ton nom ! Que de mystifications ! Que d'injustes procès en sorcellerie
    ! Combien de fois a-t-on taxé les contrevenants à l'air du temps de réactionnaires pour éviter la discussion d'idées comme si la simple prononciation de ces quatre syllabes emportait tout le
    reste : <em>«Nous ne discuterons plus avec cette personne et nous ne discuterons pas plus de ses idées, c'est un réactionnaire !&nbsp;»</em>. Combien de discussions nécessaires ont-elles ainsi
    été évitées : danger du multiculturalisme, excès du capitalisme, limites du féminisme, dérives de l'époque contre les libertés individuelles au nom de la sécurité et de la santé publique, et j'en
    passe.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Puis le consensus s'est ébréché. On peut symboliquement dater la première fêlure d'une citation de Laurent Joffrin datée de 2003 :
    <em>«&nbsp;devant les plaies sociales cruelles, l'ancien discours libéral-libertaire paraît coupé du réel. Ce n'est effectivement plus la droite qui est réactionnaire, c'est la
    réalité.&nbsp;»</em> Quand un des papes médiatiques du progressisme revient ainsi sur les fondements même de sa religion, c'est tout le clergé avant-gardiste qui vacille et son orthodoxie qui
    prend l'eau. La fin définitive de la mise en quarantaine des réactionnaires peut évidemment être datée de l'élection de Sarkozy, ce dernier se contentant d’emprunter le <em>boulevard du réel</em>
    déserté par la gauche.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Depuis, les médias se sont très largement ouverts aux exilés d'hier : les Zemmour, Finkie, E.Levy et consorts sont devenus, en même
    temps que la pensée réactionnaire, <em>mainstream</em>. Depuis, on a même vu Muray s'inviter au Grand Journal de Canal+ dans la bouche de Luchini ! Quelques bigots du progressisme – qu'on ne
    trouve plus guère qu'aux Inrocks ou à l'Obs – sévissent encore mais leur chasse aux réacs fait désormais sourire ces derniers qui ont gagné la bataille du discours sur le réel et la guerre du
    temps de parole à défaut toutefois d'avoir gagné quoi que ce soit.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong><em>&nbsp;</em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong><em>Requiem pour un réac'...</em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Car ne nous y méprenons pas : si le mot <em>réactionnaire</em> ne peut plus guère être utilisé pour discréditer un discours, si
    certains débats hier encore impossibles peuvent aujourd'hui avoir lieu, les idées phares défendues par les réactionnaires n'ont pas progressé d’un iota.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">L'école ? Les idées des défenseurs de l'École républicaine ont été enrôlées pour montrer les limites (certes réelles) de la
    massification et vendre la réduction massive des postes. L'identité nationale ? Le sentiment national a été noyé sous les eaux glacées de la communication sarkozystes. La défense de l'individu ?
    Jamais un gouvernement dit «libéral» n'a autant œuvré pour nous ficher et nous surveiller. La lutte contre l'Euro-béatitude ? Le non de 2005 a été joyeusement foulé à Lisbonne et, si plus
    personne n’ose entonner la ritournelle européiste, chaque jour qui passe nous rappelle que la France a perdu sa souveraineté.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Si les réactionnaires ont permis de lutter contre l'insupportable déni de réel qui frappait la pensée, ils ont souvent été, lâchés
    dans l'arène médiatique, les idiots utiles de la communication sarkozyste.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong><em>&nbsp;</em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong><em>Et le nouveau mot est...</em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Maintenant que le mot réactionnaire n'est plus guère opérationnel pour lutter contre ceux qui pensent <em>mal</em>, un nouveau mot
    apparaît pour tancer les désapprobateurs, réduire les objecteurs et contrecarrer les opposants. Tendez l'oreille et vous l'entendrez ce mot, vous vous accoutumerez à sa musique, vous vous
    habituerez au ton vengeur, révolté, angoissé des commentateurs autorisés – éditorialistes et humoristes. Vous vous laisserez, si vous n'y prenez garde, gagner par cette peur sur la ville, sur le
    pays et sur l'Europe car voilà le nouvel ennemi : le populisme (2).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong><em>&nbsp;</em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong><em>...Populiste</em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>Populiste</em> le mouvement social contre les retraites (c’est une simple question de démographie, vous dit-on) !
    <em>Populistes</em> les opposants au bouclier fiscal (mais nos riches iraient voir ailleurs, pauvres fous) ! <em>Populistes</em> les protectionnistes (enfin voyons, c’est la mondialisation, les
    frontières n’ont plus aucun sens) ! <em>Populistes</em> ceux qui ne respectent pas la démocratie représentative en critiquant le vote du Parlement français aux ordres de l’Elysée (la France a
    voté Sarkozy en 2007, vous n’allez quand même pas donner le pouvoir à la rue) ! Sans compter que les morts s'y mettent aussi : <em>populiste</em> Georges Frêche avec tous ces «dérapages&nbsp;»
    sur les blacks, les juifs et harkis (3) – ce qui fera doucement rire tous ceux qui connaissent Montpellier et savent que le développement de la ville s'est joué autour du tertiaire supérieur, de
    la haute culture et du tourisme, soit trois armes de destruction massive du peuple. Et imperceptiblement, le mot <em>populiste</em> permet de glisser d’une problématique réelle à son assimilation
    à un discours d’extrême droite exclu de facto du champ du débat.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Et les médias ont peu à peu centré leur objectif sur un homme : Mélenchon (4). Haro sur le populiste qui veut <em>«&nbsp;qu'ils s'en
    aillent tous&nbsp;»</em>. Haro sur le mystificateur simplificateur (ont-ils lu son blog ?). Haro sur le pourfendeur des médias aux relents douteux des années 30 (Pujadas en héros de la presse
    libre&nbsp;!!!). Haro sur le harangueur de foule dont la faconde méridionale flatte le populo (ont-ils jamais écouté un discours de Mélenchon pour trouver que cet homme s’adresse aux bas
    instincts?). Une fois le raccourci fait entre Mélenchon et le populisme, il sera très facile d’opérer le <em>reductio ad lepenum</em> habituel même si Marine aura remplacé Jean-Marie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong><em>&nbsp;</em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong><em>Union pour un Mouvement Populiste</em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Ils se trouvent que ceux que les médias nomment <em>populistes</em> aujourd'hui posent un certain nombre de questions qui trouvent
    un écho considérable car ce sont les questions que se posent les Français.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">La première est d'ordre économique : la société française pourra-t-elle tenir encore longtemps alors que la répartition des
    richesses se fait au profit d'une ultra-minorité et que les classes moyennes sont tirées inexorablement vers le bas. La seconde est d'ordre politique : n'a-t-on pas atteint, avec
    l’ultra-présidentialisme communicationnel de Sarkozy, les limites du régime&nbsp;? En d'autres termes, le pays pourra-t-il longtemps être gouverné ainsi ? La troisième question est d'ordre
    médiatique : comment se fait-il qu'un discours si important dans l'opinion n'ait presque pas le droit de citer dans les médias ? N'est-on pas là devant un nouveau déni de réel explosif pour 2012
    ? Toutes ces questions intéressent les Français et c'est pourquoi, il y a fort à parier que le mot populiste soit bientôt approprié par ceux qui veulent y répondre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Et le mot populiste retrouvera sa dignité originelle car, comme le rappelle Michéa, le populisme est défini historiquement comme le
    combat radical pour la liberté et l’égalité au nom de la raison populaire.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong><em>&nbsp;</em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><strong><em>Réacs et populistes, même combat ?</em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Les destins croisés des mots réactionnaire et populiste recouvrent pour partie des similitudes troublantes : ainsi le réac' et le
    populiste ont un même rapport au réel et ne supportent pas le déni de réel, marque de fabrique des médias producteurs de discours. &nbsp;De même, ils incarnent une forme d'opposition radicale au
    sens où ils cherchent les racines du mal. Enfin, ils recouvrent deux attitudes de combat face aux politiques ou idéologie qui visent simplement à <em>accompagner le mouvement</em>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Toutefois, les deux tribus divergent sur un point essentiel. L’<em>angle mort</em> de la pensée réac’ – du fait de son fondement
    <em>individualiste</em> - est sans conteste la question de la justice sociale (5), là où il s’agit de la raison d’être de la pensée populiste. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le mot
    populiste revient au cœur du débat au moment où la politique reprend le pas sur le <em>sociétal</em> et que la question cruciale est celle d’une société où la lutte des classes redevient une
    réalité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;">Gageons pour finir que, pour réussir politiquement, les populistes ne devront pas oublier que cette justice sociale doit
    s’accompagner de l’ordre républicain.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>(1)&nbsp;&nbsp;</em> <em>Il faudra bien évidemment entendre les mots réactionnaire et populiste dans le sens où les entendent
    les médias, c'est-à-dire, comme un agrégat informe de pensées divergentes réunies sous un même label infamant afin de les disqualifier.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>(2)&nbsp;&nbsp;</em> <em>On conseille bien évidemment à Daniel Lindenberg (l’auteur des nouveaux réactionnaires) de s’atteler de
    toute urgence à la rédaction d’un pamphlet contre les Nouveaux Populistes.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>(3)&nbsp;&nbsp;</em> <em>Le mot dérapage devrait lui aussi rentrer dans le dictionnaire des lieux communs journalistiques visant
    à l’assassinat médiatique.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>(4)&nbsp;&nbsp;</em> <em>Aphatie passe encore puisque son rôle dans le PAF est de servir une soupe technocratico-bien-pensante
    pro-establishment. Mais même&nbsp; Laurent Gerra s’y met&nbsp;: par la voix du Dr House, il disait l’autre jour que rien ne pourrait sauver la France de «&nbsp;sa crise de mélenchonite
    aigue&nbsp;» (et oui, j’écoute RTL les jours de grève&nbsp;!!!).</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: andale mono,times; font-size: 14pt;"><em>(5)&nbsp;&nbsp;</em> <em>D'où la défiance certaine de nos réactionnaires canal historique type E.Lévy ou Finkie par rapport aux
    populistes.</em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 31 Oct 2010 23:16:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a4a2cfca4f629b29e86ae9765a0d398e</guid>
                <category>Politique</category>        <comments>http://www.causeries-republicaines.com/article-ils-vous-ont-fait-aimer-les-reactionnaires-ils-vous-feront-adorer-les-populistes-par-g-bloufiche-60041242-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

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