Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 13:13

Publié dans : Poèmes

Quand j’ai quitté ta banque pourrie,

Tu affichais tant de dépit,

Tu avais le regard perdu,

Je t’aurais presque cru fichu !

 

Plus de conseils à dispenser

Au vieux client bien élevé,

Qui un matin a débarqué

Pour ainsi dire te congédier.

 

Mettre un visage sur le système

Malgré tous tes propos amènes,

Fut le régal de ma semaine,

Le joyeux frisson d’un blasphème.

 

C’est sans regret que je te laisse

A la finance enchanteresse,

A ton patron, ce vrai salaud,

Qui confond banque et casino.

 

Tu continueras sans ambages

A vendre produits et crédits,

Pas question d’être au chômage,

Il faut bien gagner sa vie.

 

Tu continueras malgré tout

De la plus banale manière,

A te donner pour ta carrière,

Car il faut bien ramener des sous !

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