Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Chroniques sur le monde contemporain : G. Eturo, G. Bloufiche et Major Tom

Pourquoi la campagne n'a pas eu lieu (et comment j'ai failli voter Schivardi)

Publié le 18 Juin 2007 par G. Bloufiche in Politique


Vous trouverez ici un texte signé G. Bloufiche. Il est assez corrosif et ne fait pas dans la dentelle. La plupart des personnages qui ont jalonné la campagne électorale en prennent pour leur grade. Mais il ne s'agit pas, vous le comprendrez vite, d'un simple exercice de style, non plus d'ailleurs qu'une posture confortable de dénonciation radicale. Derrière les flèches décochées, vous trouverez sur bien des points la lucidité salutaire d'un observateur de son temps. Vous mettrez des mots sur ce que beaucoup d'entre vous ont pu sentir ou deviner, à l'occasion de ce marathon électoral qu'ont été ces 10 derniers mois. Cet article a donc toute sa place dans ce blog, et il vaut la peine d'être lu, quelles que soient par ailleurs les sensibilités politiques de chacun. Bonne lecture.
 
La campagne 2007 n’a pas eu lieu et, sauf surgissement intempestif du réel, il y a fort à parier qu’elle n’aura jamais lieu.
Ce constat que je dressais en avril 2007 au beau milieu de l’euphorie a été superbement confirmé par la suite. Que n’avait-on entendu pourtant ? « Sursaut civique »,  « République participative en acte », « retour en force du politique », « nouvelle vitalité  démocratique ». Qui plus est, le fantasme absolu de la classe médiatico-bien pensante se réalisait avec la chute de la Maison Le Pen. Les instituts de sondage n’étaient pas en reste : ils avaient réussi à donner les grandes tendances, ce qu’ils assimilaient à un nirvana intellectuel et une « contribution significative à cette fête du politique qu’aura été l’élection présidentielle », comme Brice Teinturier aurait pu le dire. Le seul bémol apporté par les journalistes, le seul couac forcément relayé par les collectifs, aura été l’introduction, l’ « intrusion », de « machines à voter » qui suscitèrent des propos fortement paranoïaques, ou plus prosaïquement, des commentaires sur les attentes interminables.
On devrait se méfier de la perfection, qui est la forme contemporaine de destruction du réel.
On se rappelle qu’en 2002, la campagne avait commencé le 21 avril pour se terminer quelques heures plus tard : la figure de Le Pen était apparue (bien réelle) pour aussitôt disparaître (dans le fantasme). Ce fut la trop fameuse « shame pride », d’après l’expression de Philippe Muray, pendant laquelle, trop occupée à se voir belle et bonne, la foule sentimentale des bien pensants en oublia Le Pen (ou même le remercia pour lui donner cette occasion de se scruter, morale et repentante, dans le miroir médiatique). Bref, il n’y eut plus de place pour le réel, c’est-à-dire pour un monde où persiste « la dualité tuante et humaine entre le bien et le mal de laquelle sont issus tous nos malheurs, tous nos bonheurs, tous nos événements, toutes nos vicissitudes et toutes nos inventions, c’est-à-dire toute l’Histoire. » (Philippe Muray).
La non existence de la campagne 2007 peut paraître a priori une hypothèse étrange. On pourra d’ailleurs rétorquer, à juste titre, que des meetings ont eu lieu, que des militants ont distribué des tracts, à l’instar de ses jeunes bayrouistes de sexy.centriste.com à la sortie de boîtes de nuit. Ce dernier événement, tout comme le basculement général du militantisme dans le virtuel Internet, pourrait cependant tout aussi bien prouver que la campagne n’a pas eu lieu (ou bien qu’elle a eu lieu suivant un mode de réalité différent).
Continuons cependant à lister les dernières traces de réel dans la campagne. Les différentes révélations du Canard Enchaînée (dissimulation de patrimoine de l’une, largesses immobilières accordées à l’autre) témoignent ainsi d’une continuité historique. Le Canard fait ce qu’il a toujours fait. Pourtant, cela ne prend plus et on doit donc bien  en déduire que quelque chose a changé.
Autre élément typique du genre "élections présidentielles", les candidats se sont faits fort de dénoncer des tentatives de déstabilisation de la part des Renseignements Généraux (là aussi, les RG font ce qu'ils ont toujours fait). Tout le problème étant que la lecture de ces événements ne se fait plus qu’à l'aune d’une pensée  marquée du sceau de l’irréel, « irréel de gauche » en l’occurrence, avec en tête d’affiche un ministre de l’intérieur forcément fortement policier et une victime forcément et fortement vertueuse. Cette dernière victime se nommant « Rebelle » (Bruno de son prénom), on ne pouvait de plus rêver plus bel étendard pour la « gauche morale », d’après l’expression de M. Houellebecq. On voit, à ce genre de détail, qu’on a définitivement basculé dans un mode de réalité bien différent.
Enfin, dernière trace de réel qu’on peut relever : de nombreuses promesses sont faites par les candidats au mépris du principe de réalité. Ce qui a, paradoxalement, l’effet d’accréditer l’existence d’un monde réel. Mais, ici aussi, l’irréel fait la nique au réel: les promesses, à peine esquissées, s’effacent et se perdent dans l’oubli car la parole n’a de sens, dans cette campagne, que comme support de l’image, inversant le rapport historique, entre le mot et l’image.
Entrons dans le détail de ce que nous nommerons, sous forme d’euphémisme, le mode de réalité différent qui caractérise la campagne 2007.
 
LES SONDAGES
 
Le trait le plus saillant (et de ce fait le moins intéressant), est que tout discours sur l’élection a procédé d’extrapolation de sondages qui, a-t-on besoin de le répéter, sont doublement irréels: irréel parce que fabriqués par des officines affiliées qui ne font que projeter ce qu’elles pensent des Français (et elles les méprisent); irréel parce qu’ils n’ont d’existence que dans les commentaires qui en sont faits par des spécialistes (dont on pourrait hasarder que la seule  spécialité consiste également dans la haine de la France). De ce fait, on pourrait dire que l’élection (comme l’Histoire, la guerre, l’amour, la littérature), est entrée dans une crise définitive, le citoyen étantdésormais remplacé par le sondé.
A l’instar de Baudrillard, qui pouvait prétendre, en s’appuyant sur l’exemple de la première guerre du golfe, que la guerre ne produisait plus que des otages, on pourrait dire que l’élection ne produit plus que des sondages: « les citoyens s’ensevelissent dans la campagne, seuls les sondés occupent la scène (y compris nous tous comme sondés de l’information sur la scène française des médias) » (d’après Baudrillard).
Comment doit-on interpréter alors ce phénomène étrange qui a vu les sondages donner «les grandes tendances » ?  La thèse de l’assujettissement du réel au sondage peut être avancée. Ainsi, la réalité se met-elle à ressembler au discours qui l’interprète quand bien même ce discours est marqué du double sceau de l’irréel comme vu précédemment. On ne parlera pas de manipulation ici. On remarquera simplement qu’il est bien difficile pour le citoyen-sondé de  résister à la prolifération de chiffres : le vote devient ainsi non l’expression d’une opinion politique mais un jeu pour faire mentir ou amplifier les grandes tendances des sondages. A ce jeu là, le sondage est évidemment le grand (et l’unique) gagnant des élections 2007.
 
BAYROU
 
On pouvait, assez tôt, affirmer que Bayrou n’existait pas car il n’était, après tout, qu’une création sondagière, la conséquence nécessaire des commentaires produits par nos plus éminents spécialistes. Il y a eu une logique dans la narration de la campagne: l’ »affaissement » de la candidate socialiste dans les sondages et l’épuisement narratif à commenter un affrontement PS/UMP (lui aussi « irréel ») sont nécessairement  compensés par l’arrivée d’un troisième homme (un autre topos du genre). Les lois narratives ont quelque chose d’implacables: il est impossible de réduire une narration à deux personnes d’où le triangle amoureux, le désir mimétique, etc..
Les thuriféraires bayrouistes auront beau jeu de rétorquer (partiellement à juste titre) que Bayrou aurait pu incarner le retour de réel dans cette campagne désertée par le sens. Il est après tout le seul candidat féru d’Humanités dont les Lettres « classiques » pourraient être un contrepoids à la logomachie technicratico-bien pensante du moment. Reste qu’on pourrait tout aussi bien affirmer que le signe « Bayrou » s’est grevé aléatoirement d’un certain nombre de significations qui lui sont étrangères: l’homme du système qui devient anti système, l’orthodoxe d’un point de vue économique qui devient l’Humaniste révolté, le fédéraliste européen qui comprend le Non au référendum européen, le chauffeur ridiculisé d’un bus au colza qui devient le pilote intrépide d’un tracteur. Dans le monde irréel, tout pouvant signifier n’importe quoi, Bayrou s’est vu investi d’un certain nombre de qualités. L’homme de l’irréel est l’homme sans qualités et qui peut donc toutes les avoir.
En toute logique, Bayrou n’existant pas, le réel devait rapidement le remettre à sa place. Ce qui se fit.
 Pour couronner l’irréalité, Bayrou créa donc un parti comptant nombre d’adhérents on line (dont l’existence est donc sujette à caution) qui s’appela le MO.DEM. Ainsi, la boucle fut bouclée : en prenant le nom du boîtier qui nous sert à rentrer dans la virtualité Internet, Bayrou signait un pacte d’enchaînement avec l’irréel.
On peut poursuivre, à loisir, cette investigation sur l’irréalité de la campagne 2007. L’intrusion d’Internet, Arme de Destruction Massive du réel, a ainsi plongé la campagne dans le virtuel. Le discours autoréférentiel a vite tourné à vide : admiration des internautes pour eux-mêmes et leur invention virtuelle d’une irréelle démocratie on line.
L’aboutissement le plus probant de cette démocratie on line fut de voir commenter les résultats du second tour des présidentielles par Canal + les en s’appuyant sur Second Life et son monde d’avatars, angle jugé plus intéressant que le commentaire par des gens de la vraie vie (la First life donc), fussent-ils journalistes.
Dans le même temps, l’adoption systématique d’un ton décalé (le fameux/fumeux esprit Canal Plus désormais généralisé) a fait perdre à la parole le peu de crédit dont elle jouissait encore, tout se perdant dans la dérision. On peut même dire que si l’influence des Guignols de l’Info semble moins évidente qu’auparavant, c’est que l’ensemble des médias s’est largement guignolisé.
On pourrait également s’arrêter sur la « course aux 500 signatures », commentée comme une épreuve sportive ou une émission de télé réalité (« A la recherche du nouveau candidat »). Le darwinisme étant la règle de ces programmes, la présence narrative des "petits candidats" ne peut s'accompagner de longues descriptions : propos goguenards, railleries en tous genres et humiliations seront la règle. On ne prendra évidemment pas au sérieux ces candidats qui proposent de quitter l'Union européenne (d'un point de vue démocratique et économique). Alors que, pour le coup, cette idée mériterait franchement d'être débattue.  Il ne faudra, pas plus, attendre de commentaires sur l’échec de Dupont Aignant à rassembler 500 signatures et ce fait majeur: l’absence d’un candidat gaulliste à une élection présidentielle.
On pourrait évoquer cela mais comment ne pas  évoquer longuement celle sans qui l’irréel ne serait pas ce qu’il est.
 
SEGOLENE
 
Dans les émissions de télé réalité, un candidat perd son nom pour ne plus être qu'affublé de son prénom (il devient Loana, Kenza…), ce qui lui fait perdre par là même toute identité propre, toute individualité. Il peut retrouver, dans de rares occasion son nom ( ce fut le cas de Steevy devenu Steevy Boulé (?), ou de Olivia devenue Olivia Ruiz…). Ségolène Royal occupe un statut à part: elle est la première personnalité politique à avoir perdu son nom. Du jour où elle perdit son nom, on peut symboliquement dater son entrée dans l’irréel, "dans le monde du signe où rien ne se passe aussi simplement parce que le signe est toujours l'effacement de la chose »(Baudrillard).
Dans « le sourire à visage humain », écrit en septembre 2004, Philippe Muray, avec un discernement qui faisait de lui le plus remarquable des commentateurs de l’époque dressait le portrait de Ségolène Royal, ou plutôt de son sourire: « ce n’est pas le sourire du bien, c‘est le sourire de l‘abolition de la dualité tuante et humaine entre Bien et Mal. » Déjà en 2004, Muray prédisait à la candidate socialiste bien plus que les « ors de l’Elysées ou au moins les dorures de Matignon », la conduite des affaires  « dans  un avenir où le problème du chaos du monde sera réglé par la mise en crèche de tout le monde ».
Ségolène Royal incarne en quelque sorte l’idéal type de l’irréel promu par l’époque dans sa négation obstinée de la part du Mal et du Bien.
Négation de l’échec dans l’invocation de la Déesse Éducation et du Dieu Formation, entités tout puissantes à faire passer Zeus pour un Président de la Troisième République;
Négation de la décision et de la nécessaire part d’arbitraire dissous dans le participatif;
Négation de la Nation dans l'exhibition festive du drapeau.
Négation de l'Histoire dans la panthéonisation de Olympes de Gouges ;
Négation des Cahiers de Doléances dans les Cahiers d'Espérance;
Négation de l'homme transformé en père avant métamorphose en "papa poule";
Négation de la femme dans un programme d'émancipation finale ne lui laissant d'autre choix que de mener de front maternité épanouie et vie professionnelle trépidante, sur fond de guerre conjugale pour le partage des tâches domestiques,.
 
Le problème n'est pas tant les buts exposés ainsi (personne n'est pour l'échec, pour la violence, etc.) que la négation d'invariants anthropologiques et l'imposition sur le mode moral d'un programme politique féroce : le programme du Bien par le Bien pour le Bien. 
Au soir du second tour, Ségolène Royal administra une preuve fulgurante de la thèse exposée ici par un déni de défaite, déni évident du réel, qui la vit s’exposer en vainqueur et mimer la geste du président élu.
 
SARKOZY
 
Le statut de N. Sarkozy eu égard à notre hypothèse de départ est bien plus complexe à analyser. Voilà en effet un homme qui a bâti toute sa réputation sur la vraie prise en compte des vrais problèmes des vrais gens. Tant de vérités s'accordent, de prime abord, bien mal avec la victoire du principe d'irréalité. 
Mais, essayons d'aller plus loin, Sarkozy n'a-t-il pas érigé l'irréalité en principe de gouvernement, en principe de campagne, en principe de vie? Il faut une dose d'irréalité pour aller répétant que son bilan sur l'insécurité est bon alors qu'un appareil statistique, pourtant encadré, montre le contraire. De même, il faut un certain cran pour pouvoir affirmer sa proximité avec les policiers alors que ceux-ci rejettent le syndicat affilié lors des élections professionnelles. Il faut également avoir un sérieux problème avec le réel pour dialoguer avec Jaurès un jour et Friedman le suivant d'une même voix sans trouver rien là d'anormal. Ou de prononcer un discours paupériste avant de s’engouffrer dans le très prolétaire Fouquet’s.
Sarkozy fait aussi disparaître de son programme tel ou tel élément (la baisse de 4 points de prélèvements obligatoires par exemple) lorsque l'annonce faite ne prend pas, à l'instar de Staline qui effaçait peu à peu de la photographie officielle les opposants. Dans son entreprise féroce de coller au réel, Sarkozy veut que tout soit parfait et cette entreprise de perfection a quelque chose d'un "crime parfait" (Baudrillard) dans le sens où elle abolit tout échange possible sur ce qui est ou qui n'est pas.
Sarkozy est cet être plastique qui accepte tous les chocs, toutes les déformations, toutes les torsions. Il est cet homme politique d'après la crise finale du politique quand celle-ci, qui était tout, n'est plus rien et peut s'accommoder de n'importe quoi. Ce « n’importe quoi » fait furieusement penser au blanc-seing accordé aux vedettes : elle peuvent littéralement faire n’importe quoi, dire n’importe quoi, se payer le luxe de la compassion au milieu des paillettes et cette discordance entre les actes et la parole nourrit leur aura.
Là où Ségolène Royal, partant de Rousseau (l'homme bon corrompu par la société) en arrive au Meilleur des Mondes, Sarkozy, en partant d'une conception plus hobbesienne, rend le monde parfait par effacement de ce qui ne colle pas.
 
EN CONCLUSION, GERARD SCHIVARDI
 
L'existence de la campagne 2007 aurait supposé, comme aurait pu le dire Baudrillard, un jeu d'"opposition réglé" entre sujets (les candidats). Or, ceux-ci, communication moderne aidant, se sont voulus "objets". Tout cela aurait pu produire un environnement stable où les objets communiquent entre eux dans un système  suivant des inter relations définies avec le Bien, le Mal, le bonheur, le malheur, les événements, les vicissitudes, les inventions... Bref, avec le Réel et l'Histoire.
Mais d'"objets", ils se sont déformés en "signes" renvoyant alors  à un monde d'incertitude radicale : ainsi 2007 (comme 2002) n'a vu que l'affrontement de "signes", de simulacres d'objets, qui se sont grevés aléatoirement de significations mouvantes et bientôt contradictoires. Ces différents signes faisant naître dans leur inter relations un univers incertain et fluctuant dont la réalité même n'est pas démontrable. Un tel monde irréel permet des interprétations infinies sans qu'aucune interprétation ne puisse être validée ou invalidée.
Ainsi, parvient-on dans une campagne, à l'allure très réelle, où tout est donné et tout donne l'impression de pouvoir être assouvi et où pourtant tout semble incomplet. Les candidats multiplient les obstacles à la relation avec les électeurs par la profusion de mots et d'images tandis que les électeurs tentent d'"épuiser" la campagne en avalant toute sa production télévisée, radio et Internet. Là où d'aucuns parlent de "vitalité" de la campagne, se félicitent du bon cru 2007 par rapport au médiocre millésime 2002, il n'y en fait que profusion pour palier l'irréalité grandissante. "Dans un premier temps, on communique par les objets, puis la prolifération bloque cette communication" (Baudrillard).
La politique en finit ainsi avec sa crise finale (dont Mitterrand et Chirac furent les figures transitionnelles) pour un au de là de la crise que certains nommeront, pour s'en féliciter post-modernité, mais qu'il faudrait appeler, à l'instar de Philippe Muray, pour le déplorer (et en rire) "Après l'Histoire". Sarkozy et Royal sont les deux figures emblématiques de cette histoire d’après marquée par l’affrontement virtuel d’un irréel de droite  et d’un irréel de gauche.
A la veille du premier tour, cette thèse m’avait  conduit, en toute logique, et au delà de toute conception du vote comme utile, mature, responsable et citoyen, à appeler à voter pour Gérard Schivardi. Non que celui-ci dessine une voie pour exorciser la crise du réel, mais simplement pour signifier que face à tant d'esprit de sérieux il faut savoir, dans un grand éclat de rire, s'affranchir de l'irréel.
Las, je n’ai pas eu le courage de glisser le bulletin de l’oracle de Maillac dans l’urne républicaine.
Commenter cet article